La guerre et le réchauffement climatique sont liés : pollution, destruction d’écosystèmes, crises humanitaires… Découvrez les impacts cachés des conflits armés.
Bien avant d’orner les écrins des joailleries, le diamant, cristal de carbone pur, effectue un périple géologique exceptionnel. La formation des diamants résulte d’un...
La disparition des abeilles menace nos écosystèmes et notre alimentation. Découvrez les causes, les conséquences et les pistes d’action pour protéger ces pollinisateurs.
De la brûlante Mercure aux confins glacés où règne Neptune, le système solaire recèle des mystères qui fascinent l’humanité depuis des millénaires. Mais quel est l’ordre des planètes dans le Système solaire ? Comment mémoriser l’ordre des planètes et comprendre la mécanique de ces corps célestes qui tournent autour de notre étoile ? Le système solaire abrite huit planètes officielles, réparties en deux grandes familles : les planètes telluriques, rocheuses et proches du Soleil, et les planètes géantes, gazeuses ou glacées, qui évoluent dans les régions lointaines du système planétaire. Une phrase mnémotechnique célèbre permet de retenir leur position par rapport au Soleil. Me Voici Toute Mignonne, Je Suis Une Nébuleuse. Les premières lettres de chaque mot dévoilent la succession des astres : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Comprendre l’ordre des planètes du système solaire, c’est aussi saisir les mécanismes fondamentaux qui régissent la formation planétaire : l’accrétion, la gravitation, les collisions primordiales qui ont façonné chaque corps céleste depuis plus de 4,5 milliards d’années. Chaque planète possède ses propres particularités : taille, composition, distance d’orbite, nombre de satellites naturels. Certains corps célestes sont si petits qu’ils entrent dans la catégorie des planètes naines, tandis que d’autres, bien plus massives, sont classées parmi les géantes gazeuses ou glacées. De l’étude du champ magnétique terrestre à l’observation des anneaux de Saturne, en passant par l’exploration spatiale de Mars, via un télescope spatial ou un rover, ce guide explore la singularité de chaque sphère. Ce parcours permet de mieux comprendre notre place dans la Voie lactée.
1 – Mercure : la première dans l’ordre des planètes
Mercure est la planète la plus proche du soleil et aussi la plus petite du système solaire avec un diamètre de 4 879 km (environ 3 fois plus petite que la Terre). Comme toutes les planètes du système solaire, elle tourne autour du soleil et subit une forte attraction. Cela a pour conséquence de la faire tourner à une grande vitesse (170 000 km/h). Son chemin de rotation dessine une trajectoire ovale autour de l’étoile.
Dans la Rome antique, sa vitesse rapide de déplacement dans le ciel a inspiré son nom, en référence à Mercure, le messager des dieux. Cependant, l’astre tourne sur son axe de rotation de façon très lente, 59 jours terrestres correspondent à un tour complet.
À première vue, le corps céleste ressemble à un désert scruté de cratères. Composée principalement de roches, elle appartient à la famille des planètes telluriques, au même titre que la Terre, Mars et Vénus. Dépourvue d’atmosphère, cette planète ne présente aucun nuage au niveau de sa surface. Cependant, on détecte encore de très faibles concentrations de gaz et de particules à des altitudes beaucoup plus élevées, autour de 750 km au-dessus du sol : cette région correspond à l’exosphère.
Cette configuration et sa proximité au soleil lui infligent des variations de température extrêmes allant de -180 °C quand elle est à l’ombre et jusqu’à +430 °C face à la lumière (67 °C en moyenne). L’astre reste méconnu et difficile d’accès car il est éloigné de la Terre. Elle ne peut pas être observée à la lunette à cause de la lumière du soleil. En revanche, elle a pu être observée et étudiée par :
La sonde américaine « Mariner 10 » en 1973 et en 1974.
Les deux sondes spatiales de la mission « BepiColombo » en 2018. L’une Européenne et l’autre Japonaise. La première étant MPO (Mercury Planetary Orbiter). La seconde du projet BepiColombe, baptisé Mio.
Vénus est juste après la planète Mercure dans le positionnement des planètes par rapport au soleil. Elle a été nommée Vénus en raison de son éclat exceptionnel dans le ciel, rappelant la déesse romaine de l’amour et de la beauté. Elle a le surnom « d’étoile du berger », ce qui lui a valu d’être confondu à tort avec une étoile très lumineuse.
L’astre tourne sur elle-même dans le sens inverse des autres planètes (rotation rétrograde). Le soleil se lève donc à l’ouest et se couche à l’est. Son orbite autour du Soleil est de 224 jours pour 365 jours sur la Terre. Pour effectuer un tour complet sur son axe, Vénus met 243 jours, tandis qu’une rotation terrestre n’exige que 24 heures.
Elle est couverte de nuages qui la rendent opaque. Avec une taille quasi similaire à la Terre, Vénus a un diamètre plus petit de 12 104 kilomètres. Elles sont toutes les deux rocheuses (planètes telluriques), mais les similitudes s’arrêtent là.
Son atmosphère est composée à 96 % de dioxyde de carbone (CO2), ce qui lui confère un effet de serre. Le gaz absorbe les rayonnements infrarouges qui se retrouvent enfermés. Cela a pour effet de réchauffer la croûte en surface. Ce phénomène la rend inhospitalière et la classe comme la plus chaude des planètes du système solaire avec une température de +470 °C.
Quelques faits notables :
La trajectoire de Vénus a été tracée, il y a de cela 4 000 ans. Des sources ont été découvertes chez les Égyptiens, les Grecs, les Babyloniens ou encore les Mayas qui l’observaient à l’œil nu.
Galilée est le premier à avoir observé la planète avec un appareil scientifique.
Il est impossible de voir sa surface, que ce soit avec un télescope, un télescope spatial ou lors d’un survol de la planète. C’est ce qui a poussé les chercheurs à envoyer pour la première fois un engin sur place dès 1960. Il n’a survécu que 53 minutes après avoir eu le temps de photographier sa surface.
3 – Terre : l’astre bleu
L’image « Blue Marble » est l’image haute définition en vraie couleur la plus détaillée de la Terre. Crédit photo : NASA Goddard Space Flight Center Image
Troisième planète la plus proche du Soleil, la Terre est la seule à ne pas avoir de nom inspiré des dieux. L’orbite de la Terre (période de révolution) est de 365 jours. Elle mesure 12 756 kilomètres de diamètre.
La sphère possède un satellite appelé « Lune ». Indissociable de la Terre, la Lune influence sa rotation en la ralentissant, ce qui stabilise la durée du jour à environ 24 heures. Cela influe aussi sur son axe de rotation, qui est incliné à 23,4° par rapport à sa gravitation solaire. Cette inclinaison est à l’origine des saisons.
Sa couleur est bleue parce qu’elle est en majorité recouverte d’eau liquide (71 % d’eau). La planète bleue est cependant tellurique et la plus grande de ses sœurs rocheuses. La Terre n’est pas un bloc homogène : elle est structurée en couches internes bien différenciées, formées au cours de son histoire il y a plus de 4,5 milliards d’années.
Le noyau interne est solide, malgré une chaleur extrême qui peut dépasser 6 000 °C. Il reste dur à cause de la pression énorme qui y règne.
Autour de lui, le noyau externe est liquide. Là, le fer et le nickel fondent et bougent comme un métal en fusion, avec des températures entre 3 500 °C et 5 000 °C. Ces mouvements produisent le champ magnétique qui protège la Terre du vent solaire.
Cette chaleur intense remonte vers le manteau, la couche située au-dessus du noyau. Certaines roches y deviennent alors molles et visqueuses, un peu comme du caramel chaud. C’est ce qu’on appelle le magma.
Le magma peut lentement remonter vers la surface. Quand il jaillit d’un volcan, il se refroidit et durcit pour former de nouvelles roches au niveau de la croûte terrestre.
L’astre abrite des lacs, des rivières, des océans, des glaciers, des calottes polaires et de la vapeur atmosphérique. C’est la seule planète de notre système solaire à posséder de l’eau sous 3 formes :
liquide ;
solide ;
gazeuse.
Notre planète possède une atmosphère qui est composée d’une enveloppe de gaz retenue par la gravité : l’atmosphère. Cette dernière agit contre les rayonnements nocifs du soleil (ultraviolets) et protège également la surface des chutes de météorites. Cette enveloppe gazeuse laisse pénétrer une partie des rayons solaires, ce qui a pour effet de réchauffer la planète.
Grâce à l’effet de serre qui en résulte, les températures clémentes ont permis le développement et l’essor du vivant. Avec une température moyenne de 15 °C, la Terre est considérée comme une planète habitable. En effet, elle est la seule planète connue, à ce jour, à abriter la vie.
La Terre est étudiée sous toutes ses formes par les scientifiques et possède un magnétisme qui est étudié de façon minutieuse. En 2013, une mission appelée « SWARM » effectué par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a mis en orbite 3 satellites pour mesurer avec une grandes précision les différentes sources qui contribuent au champ magnétique global. L’objectif : mieux distinguer et comprendre les contributions respectives de l’activité du noyau terrestre, de la magnétosphère, de l’ionosphère, ainsi que celles liées à la circulation océanique.
Mars est la quatrième planète du système solaire. Pour les Romains, la couleur rouge rappelle le sang et la violence. Mars, le dieu de la guerre, a donc été choisi pour la nommer. Elle orbite autour du soleil en 687 jours et tourne sur elle-même en 24,7 heures, presque comme la Terre. Son diamètre de 6 794 kilomètres est 2 fois plus petit que les dimensions de la Terre.
Son surnom de planète rouge, vient du fait que sa surface est recouverte de poussière riche en oxyde de fer qui lui donne cet aspect rougeâtre. Cela peut faire penser à un désert aride, mais c’est tout le contraire, les températures sont froides. En moyenne, il fait -63 °C à l’équateur et la température oscille entre -143 °C et +20 °C sur le reste du globe martien. Elle est plus éloignée du soleil, ce qui rend la vie sur la planète plus compliquée.
L’astre présente une atmosphère très fine, chargée majoritairement en dioxyde de carbone (64 %), avec des traces d’argon (1,93 %) et d’azote (1,89 %) qui ne retient pas la chaleur. Sa faible densité réduit son effet de serre (60 fois moins que sur Terre). Planète tellurique, Mars possède des volcans géants, dont l’Olympus Mons qui culmine à 22 kilomètres, le plus haut relief du système solaire.
Selon le CNES (Centre National d’Études Spatiales), Mars aurait eu une atmosphère similaire à la planète bleue il y a de cela plusieurs milliards d’années. La disparition de son champ magnétique et l’interaction avec le vent solaire chargé en électricité auraient grignoté cette couche gazeuse.
Mars possède de l’eau sous forme gazeuse et solide, aux pôles et dans le sol. Les satellites et rovers ont également mis en évidence les vestiges de lacs, de rivières, de mers et même d’anciens océans, témoignant d’un passé plus dynamique. Des conditions physico-chimiques favorables à l’émergence de la vie.
Classée cinquième de notre système solaire, la planète Jupiter est une géante gazeuse. C’est la plus grosse du système solaire avec un diamètre de 139 822 kilomètres, soit 11 fois plus grand que la Terre. Plus éloignée du Soleil, elle met 12 ans pour effectuer sa rotation gravitationnelle. Un tour sur son axe lui prend moins de dix heures.
De par sa taille, l’astre a été nommé « Jupiter », le roi des dieux dans la mythologie romaine. Sa masse pourrait contenir 1 300 Terres. Les masses terrestres des autres planètes sont 2,5 fois moins étendues qu’elle. Sa température est de -160 °C en moyenne à sa surface pour atteindre 20 000 °C en son centre.
Son orbite est liée à celle de Saturne, elles sont en résonance. Cette influence gravitationnelle aurait contribué à « nettoyer » la ceinture d’astéroïdes, en particulier autour de Mars, et aurait joué un rôle clé dans l’organisation actuelle du système planétaire. Jupiter et Saturne possèdent des anneaux, trois pour la planète géante. Cependant moins visibles, car constitués de particules de poussières.
Cet astre est composée d’un amas de gaz qui est composé majoritairement d’hydrogène (sous forme moléculaire, environ 86 %), d’un peu d’hélium (environ 13 %), de méthane (0,1 %) et de vapeur d’eau (0,1 %). Son atmosphère est particulièrement épaisse et s’enfonce progressivement vers des couches plus denses. En profondeur, l’hydrogène change d’état : il devient d’abord liquide, puis adopte une forme dite métallique sous l’effet de pressions extrêmes. Au centre, son noyau serait constitué d’un mélange de roches et de glaces portées à très haute température, probablement partiellement fondues.
Elle est secouée en permanence par des tempêtes de vents violents soufflant jusqu’à 360 km/h. Autour de Jupiter, il n’existe aucun relief pour freiner les vents. Ceux-ci soufflent donc en continu, pendant des années, portées par la rotation rapide de la planète. Ces vents puissants créent les bandes colorées que l’on observe depuis l’espace, ainsi que les tourbillons blancs caractéristiques de son atmosphère. Jupiter est aussi connu pour sa tache rouge. C’est un tourbillon atmosphérique, un anticyclone géant qui perdure depuis des siècles. Il a été observé par Giovanni Cassini il y a plus de 350 ans.
L’objet céleste possède plus de 95 lunes, et certaines lunes de Jupiter pourraient abriter de l’eau. Les plus importantes sont :
Io : lune volcanique en constante éruption.
Europe : ce satellite de Jupiter paraît griffé, ce serait donc une lune glacée. Des geysers d’eau s’en échappent.
Ganymède : la plus grosse des lunes du système solaire et seul satellite naturel doté d’un champ magnétique.
Callisto : gelée et criblée de cratères d’impacts.
Comprendre l’ordre des planètes et leurs particularités permet d’éclairer l’origine de l’eau sur Terre et de stimuler l’innovation technologique. Le système solaire apparaît alors comme un véritable laboratoire pour mieux comprendre l’évolution de la vie et sa place dans l’Univers.
Schéma de l’ordre des planètes : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune. Crédit photo : Envato
La planète Saturne, reconnaissable grâce à ses anneaux uniques, occupe la sixième position dans le système solaire, à 1,4 milliard de kilomètres du Soleil. Elle tire son nom du Dieu latin qui a été détrôné par Jupiter : Saturne. Plus modeste en taille comparée à sa sœur gazeuse. Avec un diamètre de 116 460 kilomètres, la sphère est la seconde plus grande planète gazeuse.
Elle accomplit une période de révolution (tour complet autour du soleil) de 29,4 années sur Terre. Sa période de rotation d’axe est de 10 heures et 33 minutes. À sa surface, il réside une température de -190 °C l’astre est composé de gaz, d’hydrogène et d’hélium. Au même titre que Jupiter, Saturne est balayée par des tempêtes mille fois plus puissantes que sur Terre. Ces perturbations prennent la forme de taches blanches et sont observables au télescope.
En son centre, les gaz comprimés deviennent liquides pour finir métalliques. Son noyau est sphérique et composé de fer et de nickel durci. La température avoisinerait les 11 700 °C. Saturne n’est pas tout à fait sphérique. En effet, elle est légèrement aplatie aux pôles et renflée à l’équateur en raison de sa vitesse de rotation.
Emblématiques de Saturne, ses anneaux sont facilement observables grâce à leur « imposante » taille. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils ne sont pas solides : ils sont constitués de morceaux de glace d’eau, allant de quelques millimètres à plusieurs mètres. Ces particules tournent ensemble autour de la planète, formant des anneaux de tailles et d’épaisseurs variées. Certains sont plus proches les uns des autres, d’autres plus espacés. Pour les classer, les astronomes les ont nommés de la lettre A à G, selon l’ordre dans lequel ils ont été découverts.
Saturne possède environ 150 satellites qui cohabitent avec ses anneaux. Ils présentent une grande diversité de tailles et de formes. Parmi eux, Pandore, Prométhée et Atlas jouent un rôle particulier : grâce à leur gravité, ils aident à stabiliser le système d’anneaux et à maintenir leur équilibre.
Les lunes les plus connues de Saturne restent :
Titan est la plus grande et la plus célèbre des lunes de Saturne. Elle se distingue par une caractéristique unique dans le Système solaire : c’est la seule lune dotée d’une atmosphère dense, majoritairement composée d’azote, comme celle de la Terre. Ses saisons et son climat sont façonnés par le cycle du méthane.
Encelade intrigue particulièrement les scientifiques. Sous sa croûte glacée se cacherait un vaste océan d’eau liquide. Cette hypothèse repose notamment sur l’observation spectaculaire de geyser projetant de la vapeur d’eau et des particules glacées dans l’espace, détectés par la mission Cassini-Huygens. Encelade pourrait réunir plusieurs ingrédients considérés comme essentiels à l’apparition de la vie : de l’eau liquide, de la chaleur et des molécules organiques. Des projets de missions futures sont à l’étude pour explorer plus en détail cet océan caché, avec des perspectives envisagées à l’horizon 2050.
Situé à une distance du soleil de presque 3 milliards de kilomètres, Uranus est l’avant-dernière planète du système solaire. Uranus est le dieu du ciel, aussi appelé Ouranos en grec. Difficile à explorer en raison de sa grande distance, cette planète a pourtant pu être étudiée.
Son diamètre atteint 51 118 kilomètres. Elle met environ 84 années terrestres pour accomplir une révolution complète autour du Soleil et effectue une rotation sur elle-même en 17 heures et 14 minutes. Sa température au sommet de ses nuages est de -224 °C.
Uranus fait partie des géantes glacées et, pourtant, elles ne sont pas solides. En effet, elles sont faîtes de glaces gazeuses ou liquides à haute température qui se transforment en solide à basse température. Plus le noyau est proche, plus la matière est dense et plus la température augmente. Avec une température de 4 700 °C au niveau de son noyau, l’astre détient le titre de planète la plus froide, loin derrière Neptune (8 000 °C) et Saturne (11 700 °C).
Sa composition de surface est faite de gaz (hélium, hydrogène, méthane), d’un manteau de glace (ammoniac, eau et méthane) et d’un cœur rocheux composé de fer, nickel et autres silicates. C’est grâce à la sonde Voyager 2, envoyée par la NASA en 1986, que les scientifiques ont mieux compris la composition chimique de cette planète gazeuse. C’est la première et dernière sonde à avoir exploré Uranus. Un projet d’exploration a été envisagé par la NASA pour l’année 2040.
La planète possède 28 lunes, dont la plupart sont de taille modeste comparées aux grands satellites du Système solaire. Leur diamètre atteint en moyenne environ 100 kilomètres, ce qui les rend près de 17 fois plus petites que la Lune terrestre. Uranus possède aussi des anneaux comme toutes les géantes gazeuses. Moins visibles que ceux de Saturne, ces treize anneaux sont formés de roches et de poussières. L’attraction gravitationnelle des satellites permet de stabiliser la rotation des anneaux d’Uranus.
Dernière planète du système solaire, Neptune est également une planète géante composée de glace et de gaz. Le soleil se trouve à 4,5 milliards de kilomètres de cet astre. En raison de leur forte ressemblance, Neptune et Uranus sont fréquemment désignées comme planètes jumelles. Elle a un diamètre de 49 528 kilomètres avec une durée de révolution de 164,4 années terrestres. Sa période de rotation dure 16 heures et 6 minutes.
L’astre partage la plupart des caractéristiques de sa jumelle, mais se distingue par sa température interne, qui atteint 8 000 °C, tandis que le sommet de ses nuages reste glacial à -218 °C.
Neptune détient les tempêtes les plus violentes du système solaire avec des vents pouvant atteindre plus de 2 000 km/h. Les cyclones sont visibles de l’espace et prennent aussi la forme de tâches. Un anticyclone noir de la taille de la terre a été surnommé « la grande tache sombre ».
Le méthane est à l’origine de la couleur bleutée de cette planète. Une photo prise par la sonde Voyager 2 (le seul engin à s’être approché aussi près d’elle) a donné une impression trompeuse de son apparence. Pour mieux révéler les détails, les chercheurs avaient accentué les filtres de l’image, donnant à Neptune une couleur bleu foncé. En réalité, la planète présente un bleu verdâtre pâle.
Ses anneaux ne sont pas très visibles et la communauté scientifique ne connaît pas encore leur constitution. Ils pourraient contenir des minéraux, de la poussière et de la glace carbonique qui expliquerait leurs couleurs rougeâtres. Certains ont été baptisés par des chercheurs français : Courage, Liberté, Égalité 1, Égalité 2 et Fraternité, en 1986.
La planète Neptune possède 14 satellites naturels connus. Sa plus grande lune, Triton, intrigue les scientifiques, car elle tourne dans le sens inverse de la rotation de la planète (rotation rétrograde), ce qui est inhabituel. Cette particularité ne pouvait pas exister dès la formation de Neptune. Les chercheurs en ont conclu que Triton provenait de la ceinture de Kuiper, une région située aux confins du Système solaire, peuplée d’astéroïdes et de planètes naines comme Pluton. Elle aurait ensuite été capturée par la gravité de Neptune.
Comprendre l’ordre des planètes ainsi que leurs particularités permettent d’expliquer comment l’eau est apparue sur terre, mais aussi à l’humain de développer de nouvelles technologies. Il ouvre la voie vers une exploration spatiale tout en éveillant sa curiosité naturelle. Le système solaire est un ensemble d’astres, mais aussi un véritable laboratoire qui permet de mieux saisir notre propre existence. En 1919, l’Union astronomique internationale (UAI) a été fondée pour sauvegarder et promouvoir la science de l’astronomie sous tous ses aspects. Dans le cadre de sa coopération internationale, l’UAI ouvre la voie à une meilleure compréhension de la Voie lactée, de tout ce qui la compose et l’entoure.
RETENEZ
L’ordre des planètes du système solaire s’étend de Mercure, la plus proche du Soleil, à Neptune, aux confins glacés du système solaire
4 planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars) et 4 géantes gazeuses ou glacées (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) aux caractéristiques différentes.
Des mondes extrêmes : des températures allant de -224 °C sur Uranus à +470 °C sur Vénus, des volcans géants, des tempêtes colossales et des anneaux majestueux.
Des satellites fascinants : plus de 95 lunes autour de Jupiter, Titan dotée d’une atmosphère dense, Encelade avec son océan souterrain d’eau liquide.
L’exploration spatiale a transformé la connaissance de ces corps célestes, des sondes Voyager à BepiColombo, ouvrant la voie à la recherche de conditions favorables à la vie.
Article très intéressant et ludique !