Les récifs coralliens rassemblent un tiers des espèces marines connues

Les récifs coralliens abritent 33% des espèces marines pour seulement 0,2% de la surface des océans. Aujourd’hui 30% de ces écosystèmes marins sont menacés par les effets du changement climatique.

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de la vie marine est présente dans les massifs coralliens
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Pourcentage d'occupation des massifs coralliens dans les océans mondiaux
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des récifs mondiaux sont présents en outre-mer

Véritable biotope marin, les récifs coralliens abritent une très grande biodiversité aux formes et couleurs variées. Ils abritent à eux seuls 33% de la vie marine mais n’occupent pourtant que 0,015% de la surface des océans ! Les coraux existent grâce à des interactions complexes avec leur environnement mais leur équilibre biologique reste fragile. Très sensibles aux changements de températures de l’eau, ils subissent actuellement les effets du changement climatique qui provoquent leur blanchiment.

Les coraux ne sont pas des végétaux mais des animaux marins qui vivent en colonies et se nourrissent de phytoplancton qu’ils captent grâce à leurs tentacules. Les coraux durs ; dits constructeurs, se forment par accumulation de calcaire, créant ainsi des massifs (les récifs coralliens à proprement parlé). A ceux-ci s’ajoutent des coraux mous qui ne construisent pas de récifs et vivent dans les eaux plus profondes, entre 400 et 1 200 mètres de profondeur. Les complexes coralliens sont les écosystèmes marins qui regroupent le plus d’espèces de poissons ; d’algues ; de crustacés ; de mollusques et autres organismes microscopiques à la base de la chaîne alimentaire marine.

Une eau claire, une profondeur maximale d’environ 60 mètres et une température d’eau comprise entre 18 et 35°C sont les conditions indispensables à leur croissance. Ainsi les récifs coralliens sont présents uniquement dans les eaux tropicales et subtropicales, entre vingt-cinq degrés de latitudes nord et sud. Les environnements volcaniques sont propices à la fixation des polypes et le développement de massifs coralliens qui prennent la forme : soit d’un récif dit frangeant (prés du littoral), soit d’un récif barrière (éloigné du littoral) ou encore d’un atoll (sous forme d’un anneau qui délimite un lagon).

Le plus grand et le plus célèbre récif corallien connu est la Grande barrière de corail qui s’étend sur plus de 2 600 kilomètres au large du Queensland, en Australie. Sur une superficie de 348 000 kilomètres carrés elle regroupe plus de 400 espèces de coraux et héberge plus de 1 500 espèces de poissons. L’archipel de Nouvelle-Calédonie abrite le deuxième ensemble corallien de la planète. Avec ces 1 100 kilomètres carrés, le complexe récifo-lagunaire fermé de Mayotte est l’un des plus grands au monde. Vingt-quatre espèces de mammifères marins, dont la baleine à bosse, y ont été recensées, soit un quart des espèces marines connues dans le monde. Au total, les territoires français d’outre-mer abritent près de 10 % des récifs de coraux et 20% des atolls du monde.

Les massifs coralliens restent très sensibles aux perturbations de leur environnement : le réchauffement et l’acidification des océans en sont les principales causes, provoquant notamment la décoloration des coraux (ou blanchiment). Les zones récifales doivent aussi faire face à la surpêche menée à l’aide de cyanure et d’explosifs. Sachant qu’un kilomètre carré de corail peut produire jusqu’à 150 tonnes de poisson par an. De plus, les récifs sont exposés à tous les types de rejets et de pollution littorale. Conséquences : aujourd’hui 27% des récifs ont disparu et 30% sont directement menacés. Ces écosystèmes sont pourtant des barrières naturelles efficaces pour faire face aux effets délétères des tempêtes et des ouragans.

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